Les maladies chroniques

Les maladies chroniques

Les maladies chroniques sont des pathologies émergentes qui prennent naissance et évoluent dans un environnement très pollué. Elles regroupent l’autisme, le cancer, les accidents vasculaires cérébraux, les crises cardiaques, l’hypertension, le diabète, l’obésité, le syndrome de l’intestin irritable, les maladies auto-immunes, les démences, le syndrome de fatigue chronique, la fibromyalgie et la maladie de Lyme.
La grande caractéristique de ces pathologies modernes est que leurs causes sont multifactorielles. La difficulté actuelle de la médecine conventionnelle est l’entonnoir de spécialités qui exclue toute possibilité d’identifier des causes multifactorielles pour une seule pathologie. En effet, chaque médecin traite sa partie sans faire le lien avec l’ensemble des symptômes qui touchent le patient. Au regard d’une partie de la vérité, toute relative puisque confinée à sa seule spécialité, le médecin ne peut proposer qu’un traitement symptomatique. L’identification des causes de ces nouvelles maladies pourrait bien constituer un glissement de paradigme déterminant dans l’histoire de la médecine.

Trois fonctions de l’organisme sont déterminantes dans l’installation et le développement de ces pathologies : le système immunitaire, le processus inflammatoire et la détoxication.

Le système immunitaire est un organe diffus, mobile au fonctionnement très complexe constitué de 3 éléments : une immunité humorale produisant des anticorps, une immunité cellulaire produisant des cytokines et une immunité régulatrice permettant de stopper l’inflammation.
Les dysfonctionnements de l’immunité sont à l’origine plusieurs maladies comme les maladies auto-immunes et les infections chroniques dites froides car sans manifestation de fièvre ou de symptômes inflammatoires aigües. Ces cryptoinfections constituent un réel défi car elles ne sont pas reconnues aujourd’hui par le corps médical. Il existe pléthore d’exemples dans l’histoire de ces infections cachées qui ont mis plusieurs décennies avant d’être acceptées comme plausibles par la communauté médicale. L’ulcère, par exemple, dû à une bactérie, l’Helicobacter pilori, a longtemps été considérée comme lié au stress. Il était impensable qu’un microbe puisse survivre dans un environnement aussi acide que l’estomac. Il a fallu presque 20 ans pour que les découvertes des docteurs australiens Barry Marshall et Robin William soient enfin reconnues et que leur proposition de traitement par antibiothérapie soit unanimement acceptée.

Le processus inflammatoire, quant à lui, est un mécanisme naturel de défense destiné à lutter contre des agents pathogènes, ou des blessures. Pour autant, il existe un mécanisme qui maintient le niveau inflammatoire à un niveau faible mais constant pour garder le système immunitaire alerte et entretenir la tolérance immune indispensable au fonctionnement intestinal.
L’inflammation chronique bas-grade devient pathologique lorsqu’elle n’est plus régulée par l’immunité régulatrice. Elle correspond à un emballement de la production de cytokines sur un terrain pro-oxydant. Le processus inflammatoire chronique est silencieux, et passe inaperçu pendant de longues périodes avant de se révéler et de s’exprimer sous la forme de symptômes divers. L’obésité par exemple, avec son tissu graisseux en quantité importante, constitue une bombe à retardement du processus d’inflammation chronique bas-grade.

La détoxication, enfin, dépend de la capacité des émonctoires à éliminer les déchets de l’organisme. Conçus, au départ pour gérer les toxines produites par le corps lui-même, les émonctoires, et le foie en particulier, sont extrêmement sollicités aujourd’hui par les toxiques exogènes provenant de l’environnement (chimie, métaux lourds, dérivés du plastique…). Les conséquences sont un encrassage de l’organisme qui l’empêche de fonctionner de manière optimale et favorise le terrain sur lequel ces pathologies vont se développer.

Au Centre Nobelium, nous vous proposons de vous accompagner dans la compréhension des mécanismes qui sous-tendent la pathologie dont vous souffrez afin d’améliorer le terrain et les chances de guérison.

AUDE ABBATE

Dr ès Sciences diplômée du CNRS
Nutritionniste – Micronutritionniste