Les tendinites chez le sportif

tendinites sportif

Sujet récurrent dans le milieu sportif, le problème de la tendinite n’est malheureusement pas assez approfondi en termes de nutrition. Cette pathologie touche de nombreux sportifs et peut provoquer l’arrêt de la pratique parfois pendant plusieurs mois. Ceci en fait un sujet épineux qui mérite une attention particulière.

Il est possible de distinguer la tendinite des autres tendinopathies par son caractère inflammatoire. En effet, toute atteinte lésionnelle tendineuse n’est pas systématiquement associée à une inflammation. Et l’inflammation d’un tendon n’apparait pas sans raison. Plusieurs causes peuvent en être à l’origine tandis que de nombreux facteurs l’entretiennent et lui confèrent un caractère chronique. Parmi ces facteurs, les facteurs alimentaires constituent une des principales causes de la chronicisation de l’inflammation.  

Les causes des tendinites 

  • Un traumatisme qui peut entraîner une inflammation réflexe du tendon. Si aucune fibre du tendon n’est abimée, l’inflammation disparaitra au bout de quelques jours. En revanche s’il y a rupture de fibres tendineuses, alors deux possibilités se présentent :
  • Soit la rupture ne concerne que quelques fibres et l’inflammation disparaitra d’elle-même lors de la cicatrisation du tendon.
  • Soit le tendon est totalement rompu et la cicatrisation devient impossible.
  • Un blocage vertébral entraînant un dysfonctionnement du muscle innervé par l’étage vertébral concerné rendant le muscle hypertonique et très contracté. Avec le temps et les facteurs cités si dessous, une traction sur le tendon s’installe.
  • Mauvaise posture à l’effort
  • Mauvaise exécution d’un mouvement. Dans ce cas, il nécessaire de revoir la maîtrise de la technique
  • Matériel usé ou non adapté. C’est peut-être ne moment de réinvestir dans une nouvelle paire de basket
  • Travail prolongé, intense, non suivi d’une récupération suffisante
  • Travail sur une zone froide d’où l’importance d’un bon échauffement
  • Blocage articulaire périphérique modifiant les axes de tractions et de force exercé sur le tendon

Les facteurs favorisant l’inflammation chronique des tendons

  • La sur-sollicitation 

Le sport, les gestes de la vie quotidienne entretiennent l’inflammation. 

  • Les phénomènes infectieux : 

Les infections dites « froides » stimulent le système immunitaire de manière silencieuse favorisant la mise en place d’une inflammation chronique bas-grade qui passe habituellement inaperçue. Dans certains cas, le micro-organisme impliqué est suffisamment virulent pour dépasser nos capacités de défenses et d’adaptation et nous oblige à mobiliser de manière importante notre énergie. Ainsi les nutriments et micronutriments indispensables au fonctionnement normal de l’organisme, seront principalement mobilisés pour faire face à l’agent pathogène. Parmi ces micro-organismes, on retrouve :

  • Le Candidas spp., un champignon susceptible de coloniser l’intestin avec un fort pouvoir pathogène quand il est en excès
  • Les infections dentaires et toute modification du microbiote buccal, caries, parodontites, saignements des gencives… 
  • Les autres infections comme la maladie de Lyme, le SIDA…
  • L’alimentation

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Le rôle de l’alimentation dans la prévention des processus inflammatoires

  • L’hydratation. Les tendons sont composés à 70% d’eau. Bien s’hydrater, c’est donc assurer une hydratation optimale des tissus.
  • Une consommation trop importante de protéines génère une accumulation de déchets tel que l’acide urique. Si le corps ne peut pas les traiter parce que ces capacités de détoxication sont dépassées, alors ces déchets vont entretenir l’inflammation.
  • Une consommation d’aliments riches en acide urique favorise également le processus inflammatoire. L’acide urique se trouve essentiellement dans les abats, les poissons gras en conserves, les viandes rouges, la charcuterie, les produits laitiers issus d’animaux (particulièrement le fromage). Il ne s’agit pas d’exclure leur consommation mais de revoir leur fréquence de consommation. N’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel de la nutrition qui pourra vous orienter vers une alimentation adaptée. 
  • Les excès en sucres simples nuisent au fonctionnement métabolique normal. Le sucre est connu pour favoriser le développement du syndrome métabolique proinflammatoire. Toute résistance à l’insuline, même minime, entraine une inflammation chronique 
  • Une consommation trop importante d’aliments riches en histamine (où favorisant sa libération) active les réactions inflammatoires. L‘histamine est principalement présente dans les aliments en conserve, les fraises, le chocolat, le fromage, le vin, les abats…
  • L’apport en omégas 3 et omégas 6 doit être optimal. Les omégas 3 et certains omégas 6 sont les précurseurs des molécules anti-inflammatoires indispensables à la résolution de l’inflammation. Les sources d’omégas 3 sont principalement les poissons gras comme le saumon, les sardines, les harengs, le maquereau, les œufs, l’huile de noix, de lin et de colza. Les sources d’omégas 6 sont l’huile d’onagre et de bourrache.
  • Les apports en vitamine C doivent également être parfaitement comblés. La vitamine C est indispensable pour son action antioxydante et son rôle dans la production de collagène. 

 

Il faudra également optimiser les fonctions hépatiques. Un foie surchargé ne peut pas traiter correctement l’élimination des déchets. Ces déchets s’accumulent sous forme de cristaux aux niveaux des articulations et surtout au niveau des tendons, entravant alors leur élasticité.

On veillera aussi à la santé de l’intestin en diminuant tout ce qui favorise sa perméabilité (produits contenant du gluten, produits laitiers animaux et dérivés, excès de piments, poivre, raifort, moutarde, café…). Un intestin poreux augmente le risque que de petits fragments de protéines franchissent cette barrière et se retrouvent dans la circulation sanguine ou au niveau de tissus plus profonds. Notre système immunitaire les reconnait alors comme étrangers à soi. Ceci affaiblit nos défenses et entretient l’inflammation.

Un autre point fondamental est le respect de l’équilibre acido-basique. Les apports en minéraux alcalinisants doivent être respectés. Parallèlement, l’acidification de l’organisme doit être minimisée par un régime adapté consistant à limiter les aliments acidifiants (produits carnés, et céréales principalement).

Toutes ces informations sont des conseils de sensibilisation à adapter individuellement. Il s’agit de corriger les problèmes progressivement. Les tendons étant peu irrigués par le sang, il est plus facile d’éviter les tendinites en mettant en place des habitudes alimentaires et des entraînements adéquats que d’en guérir définitivement. Cependant rien n’est jamais perdu ! Chaque petite amélioration effectuée se fera sentir sur votre bien-être… Dé-tendons nous !

Le centre Nobelium vous accompagne dans votre suivi que ce soit pour une perte de poids, des troubles du comportement alimentaires, des troubles métaboliques et hormonaux ou encore pour des maladies chroniques. Si vous souhaitez bénéficier d’un suivi de qualité afin de pouvoir atteindre vos objectifs, n’hésitez pas à nous contacter.

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