Part 2 : Je ne perds pas de poids… J’ai un excès d’oestrogènes

perte de poids et oestrogène

Parmi mes patientes, un certain nombre d’entre elles se plaignent de troubles hormonaux, souvent associés à une prise de poids.

Cette prise de poids peut être la conséquence d’une hyperœstrogènie c’est-à-dire un excès d’œstrogène circulant chez la femme.

Un équilibre fragile entre 2 hormones : les œstrogènes et la progestérone

Pendant sa période pubère, la femme est soumise à un cycle mensuel rythmé par la sécrétion des œstrogènes pendant la première phase du cycle (phase dite folliculaire) et par la sécrétion de progestérone pendant la seconde phase (dite lutéale).

Les œstrogènes, synthétisés principalement par les ovaires, (et, nous le verrons, dans certaines conditions par le tissu graisseux), assurent la maturation de l’ovocyte et préparent le corps pour l’ovulation et la fécondation. Ils préparent l’endomètre pour la nidation en stimulant son épaississement. Ils favorisent également l’accumulation de graisse en vue d’une éventuelle grossesse, protègent le système cardio-vasculaire et les os, assurent l’hydratation des muqueuses et préservent l’élasticité de la peau.

La progestérone, quant à elle, produite également au niveau des ovaires, intervient après l’ovulation (et seulement si l’ovulation a lieu) pour assurer une bonne implantation de l’embryon dans l’endomètre s’il y a fécondation. En absence de fécondation, la progestérone bloque l’épaississement de l’endomètre généré par les œstrogènes et permet ainsi la survenue des règles.

Quid de l’hyperœstrogènie et de ses symptômes ?

L’hyperœstrogènie correspond tout simplement à un excès d’œstrogènes caractérisé par une hyperféminisation. Elle s’accompagne de divers symptômes dont les plus fréquents sont :

  • La prise de poids / rétention d’eau
  • Le syndrome prémenstruel : Seins gonflés, sautes d’humeur, douleurs utérines
  • Les règles abondantes ou hémorragiques
  • Les règles douloureuses
  • Les kystes ovariens ou fibromes utérins
  • La précocité pubère
  • La baisse de la fertilité
  • L’endométriose
  • Les cancers hormono-dépendants

On parle d’hyperœstrogènie vraie lorsque le taux de progestérone est normal mais que les taux d’œstrogènes sont particulièrement élevés.

On parle également d’hyperœstrogènie relative lorsque les taux de progestérone baissent, en particulier en periménopause (avant, pendant et après la ménopause) et que les taux d’œstrogènes restent constants ou augmentent.

Ce déséquilibre peut s’installer chez la femme pour différentes raisons :

  • Elle produit trop d’œstrogènes, c’est un problème génétique
  • Elle est empoisonnée par des xénoœstrogènes, perturbateurs endocriniens qui miment les effets des œstrogènes ou les perturbent.
  • Elle est en surpoids et son tissu graisseux devient une source de production majeure d’œstrogènes.
  • Son foie est en difficulté et détoxifie mal les œstrogènes.
  • Elle présente un stress chronique
  • Son alimentation n’est pas adaptée

Les perturbateurs endocriniens

Les organismes, à force d’exposition répétée et insidieuse aux perturbateurs endocriniens, présentent des désordres hormonaux importants.

Parmi les substances dont la responsabilité a été prouvée dans le dérèglement du cycle féminin, on retrouve les « 6P » :  six poisons hormonaux que sont les pesticides, les plastifiants (phtalates et bisphénols), les produits pharmaceutiques, les parabènes, les perfluorés et les polybromés.

Ainsi les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans l’eau (résidus médicamenteux de pilule par exemple, résidus de pesticides, métaux lourds), que dans l’alimentation (bouteilles et contenants en plastique, métaux lourds dans les poissons, résidus de pesticides), les produits cosmétiques ou les produits de nettoyage.

Ces perturbateurs hormonaux constituent aujourd’hui un vrai fléau. En un siècle, les scientifiques et acteurs de santé ont vu exploser :

  • Le nombre de pubertés précoces
  • Les dérèglements des cycles chez les jeunes générations
  • Le nombre des kystes ovariens
  • L’hyperandrogénisation des femmes avec une augmentation des syndromes d’ovaires polykystiques
  • L’endométriose
  • Les cancers du sein

Les hommes ne sont pas épargnés et l’ensemble donne une baisse notable de la fertilité.

L’alimentation

Une résistance à l’insuline est le premier facteur d’hyperœstrogènie. En effet, l’insuline stimule les sécrétions d’œstrogènes par les ovaires. Il faut donc veiller à diminuer les apports en glucides en cas d’hyperœstrogènie.

L’alimentation est également un élément clé d’un cycle bien équilibrée. Les sécrétions hormonales ovariennes dépendent d’apports suffisants en vitamines B, C et D, en iode, zinc, sélénium et en omégas 3.

Le foie

Il jour un rôle majeur dans l’élimination correcte des œstrogènes.

A noter que si les œstrogènes sont mal détoxifiés (par exemple chez la femme en surpoids et/ou en hypothyroïdie), les métabolites intermédiaires (après phase I) peuvent être plus oestrogéniques et génotoxiques que la molécule initiale, augmentant l’hyperœstrogènie et les risques de cancer hormono-dépendants.

La seconde phase hépatique de détoxification des œstrogènes, quant à elle, fait intervenir les processus de méthylation et de sulfoconjugaison qui nécessite des apports suffisants en vitamines B et une alimentation riche en légumes verts.

Le tissu graisseux

Le tissu graisseux peut devenir une source importante d’œstrogènes.

La production extraglandulaire des œstrogènes qui est négligeable chez la femme pubère, s’accroit après l’arrêt du fonctionnement des ovaires.

Cette production extraglandulaire a lieu principalement au niveau des surrénales. Toutefois, chez la femme obèse ou présentant une hyperandrogénie, les cellules du tissu graisseux (grâce à une aromatase) délivrent des quantités importantes d’œstrogènes qui agissent localement en augmentant la capacité de stockage du tissu graisseux en particulier mammaire et sous-cutané. Cette nouvelle source d’œstrogènes participe indéniablement à la prise de poids globale.

Le stress

Les femmes sont particulièrement touchées par le stress chronique du fait de leur mode de fonctionnement multi-tâches : femme, mère, épouse, working girl…

La capacité d’adaptation au stress se traduit par une synthèse de cortisol au niveau des surrénales.

En cas de stress chronique, le cortisol, produit à partir du cholestérol, accroit les taux de sucre dans le sang et à terme entraine une hyperglycémie et une résistance à l’insuline.

Mais le cortisol, en agissant directement sur le cerveau, peut également induire :

  • Une ovulation retardée => phase folliculaire très longue
  • Une ovulation de mauvaise qualité => moins de progestérone
  • Pas d’ovulation => pas de progestérone

Le stress favorise donc le déséquilibre relatif entre œstrogènes et progestérone.

 

Rétablir un équilibre hormonal prend du temps. Il faut compter 3 mois.

Au centre Nobelium, nous vous accompagnons pour adapter votre alimentation, améliorer la détoxification des œstrogènes et des perturbateurs endocriniens, débloquer les systèmes de déstockage du tissus graisseux et soutenir les surrénales.

Cet accompagnement pas à pas, vous permettra d’atteindre votre objectif de perte de poids.

 

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