Troubles digestifs

Troubles digestifs

Avec un environnement qui s’altère et charrie son lot de toxiques, les troubles digestifs fonctionnels sont devenus très fréquents, protéiformes et donc difficiles à caractériser.

On considère aujourd’hui qu’au moins 1 français sur 2 est concerné par une problématique intestinale. La colopathie fonctionnelle ou syndrome de l’intestin irritable (SII) n’est pas détectable par les techniques d’exploration habituellement utilisées par les gastro-entérologues qui la considère souvent comme banale et principalement liée au stress.

Pour autant, cette pathologie existe réellement à des degrés plus ou moins complexes. Elle nécessite d’avoir une compréhension globale de la fonction intestinale pour traiter au mieux les patients.

Alors comment la reconnaitre ?

Les signes cliniques sont les premiers outils diagnostic des troubles digestifs fonctionnels. La lecture correcte de ces symptômes est cruciale pour identifier la problématique du patient. Parmi ces symptômes, on retrouve les ballonnements, les gaz, les maux d’estomac pouvant comprendre de l’acidité gastrique, un ulcère, des reflux gastroœsophagiens, une stase gastrique, et les troubles du transit avec selles molles, diarrhées, constipation ou alternance constipation / diarrhées. Les symptômes occasionnés vont de la simple gêne à une distension importante de l’abdomen et des douleurs plus ou moins intenses.

Récemment, la littérature scientifique a mis en évidence un lien étroit entre l’alimentation moderne et le développement des troubles digestifs fonctionnels. Parmi les aliments modernes, le blé et les produits laitiers sont reconnus scientifiquement comme responsables d’une inflammation intestinale chez un grand nombre de patients. D’autres études montrent qu’une augmentation de la perméabilité intestinale provoque une inflammation bas-grade accompagnée d’une grande fatigue et de symptômes extradigestifs comme des problèmes de peau ou des douleurs articulaires (liste non exhaustive). Enfin, plus récemment encore, les publications scientifiques ont mis en évidence le rôle du microbiote dans le syndrome de l’intestin irritable. Le développement d’une flore d’origine bactérienne, fongique ou parasitaire pathogène vient altérer le fonctionnement normal de l’estomac, de l’intestin grêle ou du colon, provoquant des troubles digestifs variés et d’étiologie inconnue.

Au centre Nobelium, notre expertise nous permet de vous proposer les outils de biologie fonctionnelle les plus récents et les plus pertinents pour poser un diagnostic sur vos troubles. Parmi ceux-ci :

  • Les tests d’hydrogène, méthyl-acétate, et sulfure d’hydrogène expirés au lactulose, fructose et lactose (Centre Nobelium)
  • Le test d’hypochlorhydrie gastrique (Centre Nobelium)
  • Les tests d’hypersensibilités alimentaires (Synlab)
  • L’analyse des gènes de susceptibilité aux intolérances alimentaires (BCA)
  • L’analyse génétique de l’enzyme FUT-2 spécifique du mucus (Barbier)
  • Les métabolites organiques urinaires (Synlab)
  • La zonuline fécale marqueur de la perméabilité intestinale (Synlab)
  • Les LBP (lipopolysaccharide binding protein) marqueurs de la perméabilité intestinale (Synlab)
  • Les acides gras à chaine courte (Synlab)
  • Les sérologies céliaques (Médecin)
  • La recherche de parasites dans les selles (Médecin)
  • L’analyse génomique de la composition du microbiote (Biovis Diagnostik)
  • Le profil micro-écologique du microbiote fécal avec les marqueurs de virulence (Biopredix)

Les résultats obtenus par la biologie fonctionnelle viennent compléter le tableau clinique et nous permettent de mettre en place un protocole de traitement adapté spécifiquement à chaque patient.

AUDE ABBATE

Dr ès Sciences diplômée du CNRS
Nutritionniste – Micronutritionniste