Troubles métaboliques et hormonaux

Troubles métaboliques

Pendant une cinquantaine d’années, tous les médias et les professionnels de santé ont relayé l’idée que la consommation de graisses faisait grossir.

L’accent a donc été mis sur les produits allégés, pauvres en graisse, et les édulcorants, avec malheureusement des conséquences désastreuses : les apports caloriques moyens quotidiens dans les pays
occidentaux ont diminué de 35 % depuis 50 ans alors que sur la même période, l’obésité a augmenté de 300 %.

Le surpoids et l’obésité ne touchent pas que “les gens qui mangent trop”. L’obésité est aujourd’hui considérée comme une pathologie à part entière, certes à composante nutritionnelle, mais pas seulement puisqu’il est évident que des éléments de l’environnement viennent perturber en profondeur les mécanismes de stockage et de déstockage des graisses.

Les études du Pr clément, par exemple, ont permis, dans les années 2000, de mettre en évidence le terrain inflammatoire chronique bas-grade lié à l’excès de poids et de revoir nos copies quant à la façon d’aborder cette problématique. Exit les régimes standards qui visent une diminution drastique de la ration calorique journalière ou les régimes hyperprotéinés mettant en danger la santé. Notre rôle, en tant qu’expert de la nutrition est de vous apporter un accompagnement éclairé par les dernières avancées scientifiques, et de personnaliser notre prise en charge en nous appuyant d’une part sur l’écoute et d’autre part sur notre expérience.

L’équipe du centre Nobelium vous propose une approche préventive ou curative selon le motif de consultation et les mécanismes ayant mené à la prise poids. Une mesure d’impédancemétrie est réalisée à chaque consultation pour évaluer la répartition de votre masse grasse, masse musculaire et masse hydrique. Votre alimentation, bien que corrigée, correspond au plus près à vos goûts et à vos habitudes de vie. Nous vous apportons de nombreux outils afin de faciliter au mieux votre quotidien et de rendre le régime confortable. La perte de poids a lieu dans un contexte de bienveillance loin des préjugés, de la pression des canons de la beauté, et des exigences de notre société.

Nous nous engageons également à vous orienter vers le thérapeute qui vous correspond et dont la spécialité vous permettra d’atteindre vos objectifs. N’hésitez pas à nous contacter directement par téléphone à ce sujet. Votre problème de poids peut nécessiter une prise en charge spécifique, en particulier dans le cas de résistances à l’amaigrissement ou de pathologies associées.

 

Troubles hormonaux

Ménopause

La ménopause représente, pour la femme, une étape importante qui peut être abordée avec beaucoup d’appréhension. Dans certains cas, elle prend un tournant particulièrement inconfortable et perturbe le quotidien par des symptômes facilement banalisés mais réellement handicapants : bouffées de chaleur, dégradation de la qualité de la peau, infections urinaires, chute de cheveux et dégradation de la qualité du cheveux, fragilité osseuse, troubles de l’humeur, troubles du sommeil et bien sûr prise de poids.

La ménopause se traduit par un net effondrement des taux d’œstrogènes, de progestérone et de DHEA, hormones indispensables à la fécondité mais également au fonctionnement optimal du métabolisme, du système nerveux, du système cardiovasculaire et du système ostéo-articulaire ce qui explique la diversité des symptômes qui l’accompagnent.

Pendant la phase active, les œstrogènes sont produites essentiellement au niveau des ovaires et en plus petites quantités par les corticosurrénales, le foie et le tissu adipeux. La progestérone quant à elle est produite en grandes quantités par le corps jaune lors de la seconde phase du cycle menstruel et par les corticosurrénales. La DHEA, enfin, est produite au niveau des corticosurrénales.

Contrairement à une idée reçue, la diminution des œstrogènes ne débute pas au moment de la ménopause mais dès l’âge de 30 ans environ, pour culminer à la ménopause ou son taux n’est plus que de 20 %. Chez la femme ménopausée, le tissu adipeux devient la principale source d’œstrogènes, et cet excès par rapport aux niveaux très bas de progestérone et DHEA, favorise l’accumulation de graisse viscérale au niveau de la ceinture abdominale caractéristique de la ménopause.

Pour autant, les conséquences délétères de la ménopause ne sont pas une fatalité. Des études scientifiques ont montré que l’accompagnement diététique et l’activité sportive permettait de maintenir un poids forme et une composition corporelle normale chez la femme ménopausée. En alliant l’activité physique à une alimentation équilibrée, les femmes mettent toutes les chances de leur côté pour conserver ou retrouver leur poids de forme.

Au centre nobelium, nous vous proposons de rechercher les déséquilibres qui accompagnent la ménopause

  • Composition corporelle par impédancemétrie, mesure de la graisse abdominale
  • Dosage glycémie, insulinémie, HOMA
  • Dosage des enzymes du foie, ASAT, ALAT, GGT et phosphatase alcaline
  • Bilan lipidique : Cholestérol, HDL, LDL, LDL oxydés, TG
  • Dosage des acides gras érythrocytaires
  • Dosage des vitamines B12, B9, B6, D, A, C et E
  • Dosage urinaire sur 24h du Ca, K, Mg, I et P
  • Dosage des métaux lourds sur cheveux (Se, Mg, Zn, Cu, Cr)

Notre équipe vous accompagne par une prise en charge nutritionnelle étroitement adaptée à vos besoins. Elle met en place un protocole de supplémentation en micronutrition et phytothérapie pour atténuer les symptômes de la ménopause quand ceux-ci sont trop marqués et lorsque des résistances à l’amaigrissement s’installent.

Maladie de la thyroïde

Alors qu’elle était encore considérée comme une maladie rare, il y a quelques années, la thyroïdite d’Hashimoto est devenue la maladie auto-immune la plus commune. Elle touche aujourd’hui plus de 5 % de la population et principalement les femmes (ratio de 1 homme pour 10 femmes).

Elle est identifiée par la présence d’anticorps anti-thyroïde peroxidase (TPO) et anti-thyroglobuline (TG) qui attaquent et détruisent la glande thyroïde. Elle se manifeste le plus souvent par une hypothyroïdie avec une TSH (Thyroid-Stimulating Hormone) élevée et une T4 libre basse.

Les dosages sanguins de T4 et T3, surtout lorsqu’ils ont lieu le matin à jeun, surestiment les taux car le pic de sécrétion des hormones thyroïdiennes à lieu le matin. Seuls les dosages dans les urines et sur 24h permettent d’avoir une idée précise du déficit en T4 et T3 et évitent de passer à côté d’une hypothyroïdie frustre.

Des études récentes ont montré un lien évident entre la thyroïdite d’Hashimoto, le régime alimentaire, l’hypersensibilité au gluten et la composition du microbiote. Des apports d’iode, de sélénium et de vitamine D insuffisants favorisent les dysfonctionnements thyroïdiens. Il existe également de grandes similitudes dans les mécanismes d’action de la thyroïdite d’Hashimoto et de l’hypersensibilité au gluten suggérant une origine commune pour ces 2 pathologies, avec en ligne de mire l’implication direct du microbiote. Par ailleurs, la réponse immunitaire qui prédomine dans la thyroïdite d’Hashimoto étant de type Th1, l’hypothèse d’un agent infectieux intracellulaire est tout à fait probable.

Dans le cas d’une hypothyroïdie avérée, l’apport d’une hormone de synthèse est souvent proposé avec des résultats mitigés, parfois insatisfaisants et le risque d’assécher définitivement la glande par absence de stimulation.

Au centre Nobelium, nous vous proposons tout d’abord d‘effectuer un bilan complet avec des outils de diagnostic fiables parmi lesquels :

  • Dosage sanguin de TSH, T4 et T3 libre
  • Dosage de la T3 reverse
  • Dosage urinaire sur 24 h de T4, T3 et iode
  • Dosage sanguin du sélénium et de la vitamine D
  • Dosage des métaux lourds (Microtrace – Bremen)
  • Analyse fécale du microbiote
  • Recherche de maladie céliaque
  • Perméabilité intestinale
  • Dosage des SCFAs et SCAAs

Après analyse des résultats, nous vous apportons notre interprétation et la prise en charge nutritionnelle, micro-nutritionnelle et phytothérapeutique qui correspond.

AUDE ABBATE

Dr ès Sciences diplômée du CNRS
Nutritionniste – Micronutritionniste